25/10/2007

Les Masques

 

Les Iroquois de la région à l’Est des grands lacs, fabriquaient des sortes de faux visages (masques) ; les plus connus sont ceux qui ont les cheveux tressés avec des feuilles de maïs, et les masques de bois sculptés de la société des faux visages. Les yeux étaient creusés en profondeur. Ensuite les Amérindiens incrustaient des plaques de métal luisantes et ils fabriquaient de grands nez croches. Ces masques ne sont pas que de simples objets à guérir des maladies, ils sont également de superbes objets d’art. Les Iroquois passaient beaucoup de temps à confectionner ces masques. Certains sont effrayants, d’autres ont de grandes bouches aux lèvres droites alors que certains ont des bouches difformes dont un coin ou deux sont relevés ou tordus produisant avec le nez crochu qui les accompagne, un effet terrifiant.

Le nez et la bouche sont souvent ce qu’on voit le plus, mais il reste un détail d’une grande importance : les cheveux. La plupart des masques ont de longs cheveux fait à partir de queues de cheval noires ou blanches.

Les Amérindiens les sculptaient à même l’arbre. Ils utilisaient généralement du tilleul pour faire leurs masques. Cet arbre de bois blanc est facile à travailler mais ils pouvaient aussi utiliser de l’érable, du pin ou du peuplier. Ce n’est qu’une fois presque terminé qu’ils enlevaient le masque de l’arbre.

Les Amérindiens croyaient que lorsque l’on sculptait un masque, on invoquait les forces spirituelles. Une autre croyance voulait que l’on alimente l’esprit du masque en brûlant du tabac. Lorsque l’un des membres de la société curative des faux visages sculptait un masque il se servait du tabac pour appeler les faveurs de l’esprit qui l’habite. La forme particulière de l’esprit est révélée au sculpteur grâce aux invocations et au tabac brûlé. Ils peignaient leurs masques en rouge ou en noir. S'il commençait le masque le matin, il le peignait en rouge et l’après midi, il le peignait en noir. Cette croyance veut que le premier faux visage suive quotidiennement le même parcours que le soleil. Selon la croyance, les masques rouges avaient plus de pouvoir. Les membres faisaient aussi des masques divisés en deux, dont l’une des deux moitiés est peinte en rouge et l’autre en noir. Ces masques représentaient un être dont le corps est divisé en deux. Ils se servaient de ce masque pour une personne paralysée.

Tout ceux qui ont été guérit deviennent membre de la société. Par tradition, la plupart de ces cérémonies curatives se déroulaient en privé pour obtenir de meilleurs effets. Cependant, durant la fête de la mi-hiver, il y avait des cérémonies publiques pour ceux qui avaient déjà guéri. Les Amérindiens considéraient ce rite essentiel pour prévenir une rechute. Après cette fête, les membres de la société curative des faux visages répandaient de la cendre sur les malades guéris afin d’éloigner les démons de la maladies.

La société curative des faux visages faisait partie intégrante du système des croyances iroquoises. La société cherchait à guérir le plus de personnes possibles pour qu’ainsi elles puissent devenir membres à leur tour augmentant du même coup la population de cette société et aussi leur pouvoir de guérison.

 

02:54 Écrit par gisella56 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l_aigle_et_le_bison |  Facebook |

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