12/01/2007

La mort et l'au-dela

La mort et l'au-dela

 


Les croyances relatives au passage de ce monde dans l'autre variaient selon les tribus, mais la plupart des Indiens croyaient qu'un homme avait au moins deux âmes : l'une était libre de toute attache et pouvait quitter le corps durant le sommeil et la maladie, l'autre était chevillé au corps.
La première gagnait immédiatement le monde des esprits après la mort. La seconde subissait le même sort que le corps périssable ou, du moins, restait attachée à lui pendant un certain temps.

Pour les Navajos, survenait lorsque le souffle de vie, qui était entré dans le corps à la naissance, se retirait. Les morts étaient craints car ils laissaient derrière eux leurs défauts sous la forme d'un fantôme qui pouvait nuire aux vivants.

Pour les Tlingits, les personnes les plus menacées par l'éventuelle malveillance du défunt étaient ses proches, aussi les funérailles étaient-elles souvent conduites par une autre famille.

Les morts étaient placés à l'écart afin de mieux couper les liens qui les unissaient encore au monde des vivants.

Chez les Yumas, on brûlait l'ancienne demeure du défunt ou, si elle était toujours habitée, on déplaçait la porte et le trou de fumée pour l'empêcher de revenir.

Le corps du défunt était incinéré, enterré ou placé sur un échafaudage, face au ciel.

Chez les Lakotas, les esprits dits wanagi « choses de l'ombre » gardaient les échafaudages funéraires et s'en prenaient aux vivants si les morts venaient à être dérangés.

Indiens et Inuits croyaient en une vie après la vie qui ne ressemblait pas toujours aux fameux « territoires de chasse du Grand Esprit » dont parlent les westerns hollywoodiens.

Dans la plupart des cas, l'une des âmes du défunt rejoignait le Créateur pour l'éternité.

Les Delawares croyaient que la seconde âme devait franchir douze niveaux cosmiques avant d'en faire autant.

Souvent l'au-delà n'était qu'une étape, une sorte de purgatoire précédant la réincarnation de l'âme. Pour d'autres tribus le monde des morts était le négatif de celui des vivants, et les rivières y remontaient vers leur source.

Parce que les morts pouvaient souffrir d'être séparés des vivants qui leur avaient été particulièrement chers, ceux-ci s'efforçaient d'alléger leurs souffrances. Pour bien montrer au défunt à quel point il était regretté, certains de ses proches allaient jusqu'à se taillader les membres ou à se couper une phalange du petit doigt.

D'autres se contentaient d'offrir de la nourriture afin de faciliter le passage du mort dans l'autre monde.

23:13 Écrit par gisella56 dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : l_aigle_et_me_bison |  Facebook |

Commentaires

Superbes photos Toujours aussi bien documenté sur tous les sujets
j'adore passer par ici et lire tout comme un journal
bonne continuation à bientôt

Écrit par : Tchânou | 13/01/2007

merci je suis heureuse de vous faire plaisir et je suis surtous contente de moi meme que je sache vous faire plaisir a traver mon blog

Écrit par : Gisella | 13/01/2007

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