04/09/2006

Reproduction

C’est une plante vivace indigène devenue assez rare à l’état sauvage, qui se reproduit par le rhizome. Elle peut aussi se reproduire par les graines, mais celles-ci sont très rares et majoritairement stériles. « La plante produit d’abord un chaume qui fleurit puis, plus tard dans la saison, paraissent à 5-8 cm d’intervalle, sur le rhizome, des touffes de feuilles basilaires qui sont parfaitement développées en juillet août et atteignent alors souvent un mètre. Les chaumes murs sont encore présents mais ne paraissent pas appartenir à la même plante et, en fait, les Indiens, comme d’ailleurs beaucoup de botanistes amateurs, ne connaissent pas la relation qui les unit. 


Les feuilles avant le séchage

 Les Indiens font la cueillette de grandes quantités de feuilles qu’ils font sécher par petits paquets et à l’ombre, l’action du soleil rendant le parfum plus fugace. Ces feuilles ainsi desséchées deviennent fortement involutées (qui se roulent sur elles-mêmes) et fournissent un brin très flexible. Les Indiens prétendent que les feuilles situées à la périphérie de la touffe sont dépourvues de parfum et ils les enlèvent soigneusement ». * Frère Marie-Victorin*

Cette graminée est répandue d’une façon générale dans le monde mais toujours au nord du 40 ème parallèle. En Amérique elle croit de l’est à l’ouest . Au sud, ses limites sont quelque part en Arizona. Sa limite au nord peut s’étendre entre, à l’est, Terre-Neuve et à l’ouest jusqu’à la limite de l’Alaska. 

Au Québec, elle croissait un peu partout. Autrefois, on pouvait en cueillir dans la région de Joliette, Baie du Fêbvre, etc... Dans ces endroits, elle a presque disparu, probablement à cause des pratiques culturales modernes car on draine les terres humides pour les assécher. On répand des herbicides sur de grandes surfaces pour enlever toutes les plantes qui ne servent pas à l’alimentation humaine ou animale.

Heureusement, on en trouve encore dans le bas du fleuve aux environs de Saint Jean Port-Joli et principalement dans la Baie des Chaleurs dans la Gaspésie.

On peut l’apercevoir dans les champs humides, sur le bord des savanes, le long du fleuve, des lacs, des ruisseaux et même sur le bord des fossés. Elle peut être mêlée à d’autres herbes ou buissons. En résumé, elle aime les sols riches et humides mais ensoleillés. Il faut la ramasser avant les gelés car celles-ci a pour effet de diminuer son arôme.


Un champ de foin d'odeur

  

17:04 Écrit par gisella56 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l_aigle_et_le_bison |  Facebook |

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