26/08/2006

LES IROQUOIS

 

Habitation et subsistance


Lors des premiers contacts avec les Européens, les Iroquois étaient une confédération de cinq nations amérindiennes vivant au sud du lac Ontario (Ontario est un mot iroquoien signifiant "beau [ou] grand lac"). D'est en ouest, ces nations étaient les Agniers (Mohawks), les Onneiouts (Onéidas), les Onontagués (Onondagas), les Goyogouins (Cayugas) et les Tsonnontouans (Sénécas). Ils se désignaient eux-mêmes Hodénosauni, ce qui signifie "peuplades des longues habitations". Au XVIIe siècle, les Iroquois habitaient tous des longues habitations; celles-ci avaient environ sept mètres de largeur et sept mètres de hauteur, mais elles étaient aussi longues qu'il fallait pour abriter toutes les familles qui y résidaient. Chaque famille vivait d'un côté du passage qui longeait le centre de la longue habitation, et partageait un foyer avec la famille qui vivait du côté opposé. Il y avait un foyer environ tous les sept mètres, et la longue habitation typique, qui avait de vingt à vingt-huit mètres de longueur, comportait trois ou quatre foyers et abritait de six à huit familles. Les longues habitations étaient faites de perches recouvertes d'écorce, d'orme généralement. Des bancs qui servaient de sièges et de lits s'étendaient sur les côtés de la longue habitation.

En donnant à leur confédération le nom de Hodénosauni, les Iroquois décrivaient métaphoriquement leur patrie comme une longue habitation géante à cinq foyers, un pour chaque nation. Comme ils occupaient l'extrémité occidentale de la longue maison, les Tsonnontouans étaient appelés les Portiers de la Confédération.

Chacune des nations iroquoises parlait une langue distincte, mais tous ces idiomes étaient étroitement apparentés, et les locuteurs d'une langue pouvaient avec un certain effort comprendre le parler des autres nations, en particulier celui de leurs plus proches voisins. Bon nombre des peuples qui vivaient près des Iroquois parlaient des langues étroitement apparentées, qui faisaient toutes partie de la famille linguistique iroquoienne, notamment les Andastes (Susequehannocks) au sud, les Wenros et les Ériés, à l'ouest des Tsonnontouans, et les Neutres, les Hurons et les Pétuns, dans l'actuelle province d'Ontario. D'autres voisins des Iroquois parlaient des langues complètement distinctes, appartenant à la famille linguistique algonquienne. C'étaient les Outaouais, qui habitaient au nord des Hurons, les Algonquins de la vallée de l'Outaouais, les Montagnais du Québec, et les Mohicans et autres peuples de Nouvelle-Angleterre, qui vivaient à l'est des Agniers.

Les Iroquois étaient un peuple d'agriculteurs, qui s'alimentaient surtout du produit des vastes champs qui entouraient leurs villages. Les semailles et le travail de la terre étaient la responsabilité des femmes, mais les hommes aidaient à la récolte. Le dur travail de défrichage, la transformation de forêts en champs de culture, était également réservé aux hommes. Trois cultures -- le maïs, le haricot et la courge, que les Iroquois appelaient les trois soeurs ou les soutiens de la vie -- étaient de loin les plus importantes. Les Iroquois s'y adonnaient depuis des siècles. Le maïs était semé sur des buttes artificielles; il était ainsi inutile de sarcler le terrain situé entre les buttes. Toutes les sept buttes, on plantait également des haricots et des courges. Les tiges de haricot s'enroulaient autour des tiges de maïs, et les courges poussaient par terre, sur la butte. De nombreuses variétés de maïs étaient cultivées pour plaire aux différents goûts, et aussi notamment, pour être moulues. Un mortier et un pilon en bois servaient à moudre le maïs.

Les produits du jardin donnaient aux Iroquois un régime équilibré, mais ils ne négligeaient pas pour autant les aliments fournis par la nature. Le poisson occupait une place particulièrement importante dans leur alimentation. Les Iroquois mangeaient des tourtes, dont les vols obscurcissaient le ciel dans leurs migrations, de même que d'autres oiseaux sauvages. Ils se nourrissaient également de la viande du cerf et de l'ours. Des récits nous apprennent également que des oursons, capturés petits, étaient élevés dans les villages jusqu'à ce qu'ils soient assez gros pour figurer au menu d'un banquet. La chasse n'apportait qu'un complément au régime, car les produits des champs constituaient au moins soixante-quinze pour cent de l'alimentation quotidienne. Toutefois, la chasse avait une certaine importance comme source de matières premières. Avant de pouvoir se procurer des vêtements européens, les Iroquois se vêtaient de cuir et de fourrures, et la chasse conservait donc pour l'homme une importance considérable, même s'il mangeait surtout les végétaux cultivés par les femmes de sa famille.

La forêt fournissait également des ressources. La sève d'érable était recueillie chaque printemps. On trouvait des baies sauvages en abondance. Ces aliments servaient à sucrer et à assaisonner le régime assez fade (et sans doute monotone), où le maïs dominait.

Ces activités économiques faisaient vivre des populations assez considérables. Les villages iroquois n'étaient pas des groupes de huttes, mais plutôt de substantielles agglomérations dont la population pouvait atteindre plus de deux mille habitants. Certains étaient entourés de palissades, murs faits de rondins verticaux de cinq mètres de hauteur. Souvent, un village était encerclé par deux ou même par trois palissades, distantes d'un mètre ou deux.

21:39 Écrit par gisella56 dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : l_aigle_et_le_bison |  Facebook |

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Écrit par : Cristina Dumitru | 10/07/2008

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